Quels potentiels pour les énergies marines renouvelables en Nouvelle-Calédonie?

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13 juin 2018
Le saviez-vous?

Présentation des études prospectives énergies renouvelables marines

Prévue par le Schéma de Transition Energétique, Enercal a lancé une étude conduite par Créocéan afin de déterminer le potentiel des énergies marines renouvelables en Nouvelle Calédonie.

Ce qu’il faut en retenir :

  • Il existe un réel potentiel énergétique sur certains sites
  • Les potentiels énergétiques sont parfois très éloignés des lieux de consommation
  • Les technologies ne sont pas toujours suffisamment matures
  • Les énergies marine renouvelables sont à garder à l’œil avec l’évolution des technologies

Plus concrètement sur le territoire :

  • La technologie marémotrice qui utilise le mouvement des marées n’a pas été étudiée car la Nouvelle Calédonie n’a pas un marnage, c’est-à-dire de hauteur de marée, suffisant.
  • Les passes de Sarcelle et de la Havannah ou du pont de Mouli à Ouvéa possèdent un potentiel théorique intéressant avec des courants forts dépassant le 1m/s qui permettrait l’exploitation d’hydroliennes, sortes d’éoliennes sous l’eau, mais ces sites doivent être étudiés avant de considérer l’installation d’hydroliennes.
  • Plusieurs sites dans le lagon de la Grande Terre bénéficient de vents propices aux éoliennes marines, mais celles-ci ne sont pas encore développées pour résister aux cyclones et devraient être installées à une profondeur correspondant aux zones de récif.
  • Le sud de l’Ile des Pins ou encore Maré présentent un contexte adéquat pour la technologique houlomotrice qui consiste à transformer l’énergie des vagues en électricité. Cependant, cette technologie en est encore au stade expérimental.
  • La côte ouest, le nord ou encore la côte est sont des terrains compatibles avec la technologie d’énergie thermique marine. Cette technologie, encore au stade expérimental, consiste à utiliser l’écart de température entre l’eau de surface et l’eau en profondeur pour produire de l’électricité.
  • La côte ouest de la Grande Terre ainsi que les îles présentent un potentiel énergétique compatible avec une variante de la technologie d’énergie thermique marine plus mature qui utilise l’eau profonde à environ 4°C pour climatiser des infrastructures. Cette technologique serait profitable lors de la construction d’infrastructures de grande taille sur ces sites.

 

Pour plus d'informations vous pouvez consulter la présentation de la synthèse des résultats de l'étude. 

Enercal a remis les résultats de cette étude à la DIMENC.